Autopsie

jeudi 28 novembre 2013

Parallèle

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Nouveau monde

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mercredi 27 novembre 2013

Pouce à l'envers

Pouce c'était bien.

On disait Pouce, et, on s'endormait. Pendant des jours, des nuits, les yeux fermés, ouverts, endormi. Le temps n'est pas passé, il a prit un autre chemin. Un détour. Il est allé ailleurs pour laisser jouer ceux qui rêvent.

On disait Pouce en rigolant. Et on pleurait après. Et on dormait. On était fatigué, si fatigué. La machine à laver nous avait décoloré. L'on n'était plus que gris. Plus noir ni blanc, gris. Et les cris ne semblaient pas réels. 

Pouce c'est un souffle. Un rire dans l'oreille. Un sourire dans la main. Après un temps, silence. Tant de silence. Qu'on a tout oublié.

Puis vint le temps ou Pouce a oublié de faire Pouce.

On s'est réveillé. Tout doucement. Encore persuadé de rêver. Pas envie de le quitter, ce rêve. Lui qui était si doux. Lui qui nous chuchotait si bien. Tout va bien, tout va bien. Maintenant il ne dit plus rien. Mais tout va bien, tout va bien, résonne. Un écho, partout dans le monde. Un écho qui ne s'arrête pas. Et c'est drôle. Alors on rigole. 

On rigole et on comprend. Un peu. Pas totalement. Le coeur bat un peu plus fort, bon. Jamais capable de se taire celui là. C'est pas grave, pas grave. Coupable de bavardage, c'est bien.

C'est tellement bien, que tout va à l'envers.

La machine à laver avait mis du gris. Elle le reprend. La porte effrayante, on l'ouvre. Peu importe ce qu'il y a derrière, on l'ouvre. Il n'y a rien. Il y a tout. On sourit, et on pleure. Tout va bien, tout va bien, on répète. Tout va bien, c'est étrange ça. Cette fois on chante. D'une voix cassée. D'une voix pas jolie. Mais le coeur bat en rythme. Ça donne un son cabossé. C'est bien aussi. Un son étrange, un son nouveau.

 

Tout est pareil, et tout est différent.

Tout est ancien, tout est nouveau.

 

Tout, c'est le prochain mot. Il remplace Pouce. Pouce dormait. Tout danse.

On ne sait pas ce qu'on fête, mais on le fête quand même.

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jeudi 12 janvier 2012

Pouce

Pouce c'était beau.
On disait pas pause, on disait pouce.
Alors, aujourd'hui, je dis pouce. Parce que pause c'est pas la même chose. C'est trop grand, trop sérieux. Ça fait peur, un peu.
Pouce. Je dis pouce.
J'arrête, pour un moment. Je vais juste me reposer. M'assoir par terre un peu. Respirer si j'y arrive. M'allonger peut être. Regarder le ciel, les nuages, les étoiles, la lune. Les oiseaux voyager de branches en branches ou vers l'ailleurs. Répondre aux corbeaux, aux hiboux, aux chats qui passent. Guetter les écureils. Laisser les fourmis me marcher dessus. Voir le vent se trémousser dans les feuilles des arbres qui dansent avec lui. Ecouter tous les sons, humer toutes les odeurs, voir les yeux fermés.
J'ai mal au coeur.
Il faut que je vomisse un peu. Beaucoup. Passionnément. A la folie. Voir même fougeusement si l'envie m'en prend.
Faut que je sorte tout ce que j'ai à l'intérieur. Parce que ça me pollue. Je suis polluée tout partout. Et c'est lourd toute cette pollution. Je crois que je vais vomir du goudron.
Je ne veux pas me faire une raison. Je veux pouvoir continuer à croire que je peut être moi-même. Juste moi. J'en ai marre de flipper à chaque regard. J'en ai marre de haïr les regards. Je ne peux pas savoir s'ils me jugent ou me regardent juste. S'ils sont gentil ou méchant. Gentil ou méchant, oui, des mots d'enfants. Parce que je suis une enfant. Je veux juste n'en avoir rien à faire des regards.
Je suis une enfant... Et j'ai peur de grandir. Ça me fais mal. Ça me fais tellement mal. Je ne veux pas voir mon corps changer. Je ne veux pas voir mon âme changer. Je détester changer. Je déteste le changement. Les rénovations. La nouveauté. Le recommencement. La destruction. La construction. La décoration.
Tant pis si je ne suis qu'un caillou pas taillé, brut, et non pas un diamant. Je n'en ai rien à faire des diamants. Une pierre... Qui roule... Rolling Stones. Ha ha.
Je veux juste dire pouce.
Ne plus penser à rien. Ne plus que ressentir. Ma tête est pleine de fumée, mon coeur est tout gelé, et mon corps tout écorché.
Mais la pollution ça doit bien partir à un moment... Hein?
M'endormir. Ce serait bien. Et que personne ne vienne me réveiller. Rêver très très longtemps. Rêver d'amour... Même si ça a l'air ridicule. Parce que même si l'on dit "rêver n'est pas vivre", ce n'est que dans mes rêves que je me sent vivante. Allez savoir si le rêve n'est pas ce qu'on appelle la "réalité", et la réalité ce qu'on voit en rêve. Moi ça m'es égal ce qui est vrai, ce qui est faux. C'est ce que je ressens qui m'importe.
Même si les rêves ne sont pas toujours beau. Si dans la moitié de mes nuits je me réveille après un cauchemar. Je sais faire avec. Et s'il faut passer par le cauchemar pour accéder au rêve, je suis partante. Comme passer par l'enfer pour aller au paradis. Enfin... Je n'aime ni l'enfer ni le paradis. Moi, je veux rester sur terre. Même "morte". Je serai un fantôme, je serai un zombie, exactement comme je suis aujourd'hui. Mais au moins on ne me considérera plus comme vivante. Et je pourrais faire ce que je veux. Les lois, des devoirs et les droits, ne sont que pour les vivants. Je ferais des bétises constamment! Peut être... Toutes les contraintes envolées, ma tête sera plu légère, mes idées plus claires. Peut être serai-je comme l'enfant que j'étais vraiment avant. De ces enfants qui ne pensent pas à demain, mais à maintenant. Qui hurlent tout le temps sans penser aux gens. Qui n'ont pas peur d'aller vers les autres. Qui n'ont pas de bonnes manières, faisant que ce qu'ils veulent, eux, et pas un quelconque soit-disant parent.
Oui je dis pouce.
Et je rêve de tout ça. De ces petites choses qui arrivent encore à me faire sourire. C'est rare, maintenant. Je ne fais plus que pleurer.
"Tu ne peux pas faire tout ce que tu veux" On devrait pouvoir pourtant. Je déteste qu'on m'oblige, qu'on m'ordonne, qu'on me demande, qu'on me suggère, qu'on me corrige. Je ne demande rien aux gens. Mais je me vois forcée à vivre en société, celle-là même que je hais, et d'obéir, obéir, obéir. Je ne veux obéir qu'à moi. Qu'à mes propres volontés. Mes envies... Que je ne peux jamais voir prendre vie.
Je veux donner la vie. Créer. Dessiner, écrire, chanter, danser, crier, rire, modeler, découper, coller, construire... Avec mes mains. Mais je ne veux pas donner la vie à un humain. Je ne peux pas avoir un enfant si je suis moi-même enfant. Je ne pourrai pas m'en occuper, et je ne voudrai pas d'ailleurs. Je ne veux élever personne, sachant qu'on ne m'a pas moi-même élevé. Eduquer peut être. J'aime transmettre, et qu'on me transmette. Mais jamais. Jamais, jamais, jamais (Mais il ne faut jamais dire jamais, oh!) je ne serai adulte. Et encore moins responsable. Ni mature. Ni autonome. Oh non. Je ne serai jamais autonome.
Pouce. Pouce. Pouce. Pouce.

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jeudi 15 décembre 2011

Cinquième fan-art

 fan_art_autopisie_restos_du_coeur

http://gumspot.deviantart.com/

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mercredi 14 décembre 2011

Séchage à vif

s_chage

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lundi 3 octobre 2011

Le lave-linge

Lave_linge_1

Lave_linge_2

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dimanche 2 octobre 2011

Enterrement

 

Enterrement_1Enterrement_2

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vendredi 30 septembre 2011

Escapade

Escapade_1

Escapade_2

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mardi 20 septembre 2011

L'areignée dans la bouche

Areign_e_dans_la_bouche

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dimanche 18 septembre 2011

Non ne noirci pas

Je ne peux pas. Je n'ai aucunes possibilités. Je ne sais pas comment faire. Ni quoi faire. A l'intérieur je sens le renfermé. Mais je ne peux pas ouvrir de portes ou de fenêtres. Je n'en ai aucunes. Je reste seule dans ma solitude. Des gens autour de moi? Peut être. Mais pas à l'intérieur. Mon cœur me hais. Il voudrait sortir mais je l'en empêche. Il voudrait être libre. Libre de quitter un être inutile. Je le comprend mais ne peut le laisser faire. Je pleure en l'enfermant dans ma poitrine. Je le tiens en cage. Il me frappe pour tenter d'élargir les barreaux. Mais mes bras restent bien à leur place. Je pleure. Il saute et me mord. Il voudrait ma mort. Il pourrait même se sacrifier mais aime trop la vie. Il voudrait vivre et je lui en empêche. Sa haine me brule à l'intérieur. Je vais finir en cendres? Peut être serait-ce mieux... Les gens passent mais ne me voient pas. Ils ne voient pas à l'intérieur. Ils sont aveugle. Et je ne suis pas vivante. Je ne suis pas heureuse. Mes larmes vont-elles virer au rouge? Je veux mourir. Que tout s'arrête. Le blanc m'écœure, je veux voir du noir, qu'il m'enrobe. Je veux garder mon cœur et qu'il meurt avec moi. Pour ne pas mourir seule. Ai-je toujours été si égoïste? Ça me fais tellement mal... Qu'est-ce que j'ai fais pour que mon propre cœur me haïsse à ce point? Suis-je un monstre? ... Oui, j'en suis un. Et... Alors... Juste pour ça, je n'ai pas le droit de vivre? Je n'ai pas le droit... D'être aimée? Ou d'aimer moi-même. Je ne peux rien ressentir. Mon cœur ne bat pas pour moi. Ça fait tellement mal... Je n'ai même pas le droit d'être aimée de mon propre cœur... Je suis noir. Entièrement noir. Noir à l'intérieur. Aucune lumière. Je ne suis faite que de ténèbres alors? Vraiment... Pour qu'elle raison... J'existe?

 

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